Poême ...

Poême ...
Que nous soyons en train de diner, en soirée.........
Vous maudissez ce bip sonnant brutalement,
Nous autres, pompiers, avons beau être désolés,
Vous nous trouvez toujours désespérant.

Nous partons sans vous embrassez,
Les amis ne s'étonnent plus de nous voir sortir en courant
Mais une fois de plus vous vous sentez délaissés.

Vous restez là, dans le tourment
Nous, à fond dans notre action
Vous avec un pressentiment inquiétant.

Quand nous revenons, vous vous sentez soulagés
Nous qui pleurons
Vous qui nous réconfortons.

Rien n'est plus important que,
Dans ces moments, de se sentir aimé.

# Posted on Monday, 14 July 2008 at 1:12 PM

Formation au Bataillon de Marseille !

Voici une vidéo sur le Bataillon de Marseille et ses jeunes recrues !!

Encore un sujet délicat développés dans cette vidéo ainsi que dans ce Blog !


Les Femmes chez les Pompiers ...

# Posted on Saturday, 19 July 2008 at 5:11 AM

Je voudrais ...

Je voudrais ...
Je vOudraiis que tu puiisses vOiir la triistesse d'un hOmme d'affaiire quand sa viie s'envOle en fumée Ou celle de cette famiille quii reviient chez elle, pOur trOuver sa maiisOn et ses biiens endOmmagés Ou détruiits.

Je vOudraiis que tu puiisses savOiir ce que c'est de fOuiiller une chambre enflammée à la recherche d'enfants empriisOnnés, les flammes rOulant au-dessus de ta tête, tes paumes et tes genOux brûlants alOrs que tu rampes, le plancher cédant sOus tOn pOiids parce que la cuiisiine sOus tOii est en flammes.

Je vOudraiis que tu puiisses cOmprendre l'hOrreur que viit une femme à 3 heures du matiin quand je ne trOuve pas le pOuls de sOn épOux de quarante ans. Je cOmmence la RCP, espérant le ramener maiis sachant iintuiitiivement qu'iil est trOp tard maiis vOulant que sa femme et ses prOches sachent que même l'iimpOssiible a été tenté.

Je vOudraiis que tu puiisses cOnnaiitre l'uniique Odeur de l'iisOlatiiOn quii brûle, le gOût du mucus rempliit de suiie, la sensatiiOn de chaleur iintense à travers tOn habiit de cOmbat, le sOn rugiissant du feu, et l'inquiiétude causée par la perte de viisiibiiliité dans la fumée dense... des sensatiiOns quii me sOnt trOp famiiliières.

Je vOudraiis que tu puiisses cOmprendre la sensatiiOn de retOurner à l'écOle le matiin, après avOiir passé la nuiit à avOiir chaud et trempé jusqu'aux Os, à cause d'une alarme générale.

J'aiimeraiis que tu puiisses liire mes pensées quand je répOnds à un appel de feu :"Est-ce une fausse alarme Ou un feu en prOgressiiOn? COmment est cOnstruiit l'édiifiice? Quels dangers m'attendent? Y a t-iil quelqu'un de priis à l'iintériieur?" Ou à un appel médiical :"Qu'est ce quii ne va pas avec le patiient? Est-ce miineur Ou est-iil en danger de mOrt? est-ce que le requérant est vraiiment en détresse Ou nOus attends-t-iil avec un fusiil?"

Je vOudraiis que tu puiisses être dans la salle d'urgence quand le médeciin déclare mOrte l'adOrable petiite fiille de ciinq ans que j'essayaiis de sauver depuiis les derniières 25 miinutes, quii n'iira jamaiis à sOn premiier rendez-vOus avec un petiit amii Ou quii ne diira plus jamaiis les mOts "Maman je t'aiime!".

J'aiimeraiis que tu puiisses cOnnaiitre la frustratiiOn que je ressens dans la cabiine du camiiOn, le cOnducteur pressant le piied sur la pédale, mOn bras tiirant encOre et encOre la chaiine des trOmpettes quand tu ne nOus cèdes pas le passage à une iintersectiiOn Ou dans la ciirculatiiOn dense. Quand tu as besOiin de nOus, tOn premiier cOmmentaiire est sOuvent :"ça vOus a priis du temps!"

Je vOudraiis que tu puiisses liire mes pensées quand j'aiide à sOrtiir une adOlescente des restes de sa vOiiture."Et sii c'étaiit ma sOeur, ma blOnde Ou une amiie? Quelle sera la réactiiOn de ses parents quand iils verrOnt un pOliiciier à leur pOrte,"chapeau à la maiin"?

Je vOudraiis que tu puiisses savOiir ce que c'est de rentrer à la maiisOn, de saluer mes parents et ma famiille sans avOiir le cOurage de leur diire que j'aii faiillii ne pas reveniir de cet appel.

Je vOudraiis que tu puiisses sentiir ma triistesse quand les gens abusent de nOus verbalement et même parfOiis physiiquement, miiniimiisent nOtre travaiil Ou encOre quand iils diisent "ça ne m'arriivera jamaiis".

Je vOudraiis que tu puiisses réaliiser l'épuiisement physiique, mental et émOtiiOnnel causé par les repas sautés, le manque de sOmmeiil, les actiiviités sOciiales manquées, en plus de tOutes les tragédiies que j'aii vues et vécues.

Je vOudraiis que tu puiisses ressentiir la fraterniité et la satiisfactiiOn persOnnelle d'aiider à sauver une viie Ou préserver la prOpriiété de quelqu'un, d'être là en temps de criise et de mettre de l'Ordre dans le chaOs tOtal.

Je vOudraiis que tu puiisses savOiir ce que c'est d'avOiir un petiit garçOn quii tiire ta manche et te demande "Est-ce que ma maman va biientOt reveniir?". De ne pas être capable de le regarder dans les yeux sans avOiir les tiiens rempliis de larmes et ne pas savOiir quOii répOndre. Où d'avOiir à reteniir quelqu'un quii vOiit sOn meiilleur amii recevOiir la respiiratiiOn artiifiiciielle alOrs qu'On l'embarque dans l'ambulance. TOii, tu saiis depuiis le début qu'iil n'avaiit pas sa ceiinture de sécuriité... encOre une autre sensatiiOn quii m'est devenue trOp famiiliière.

A mOiins que tu aiies vécu ce genre de viie, tu ne cOmprendras pas Ou n'appréciieras pas quii je suiis, ce que nOus sOmmes Ou ce que nOtre travaiil siigniifiie pOur nOus.

JE VOUDRAIIS QUE TU PUIISSES!

# Posted on Monday, 28 July 2008 at 8:17 AM